Série 1 modèle à éviter : Guide complet 2026 et moteurs risqués

série 1 modèle à éviter
🚗 Modèle / Moteur 📅 Période ✅❌ Verdict ⚠️ Problèmes & Coûts
114i, 116i, 118i (N13) 2011-2015 ❌ À ÉVITER Chaîne distribution + consommation huile (1 800-2 500 €)
120i, 125i (N20) 2011-2015 ❌ À ÉVITER Chaîne + fuites turbo + encrassement (2 000-5 300 €)
118d, 120d (N47) 2011-2015 ❌ À ÉVITER Chaîne distribution diesel (4 000-5 300 €)
125d (N47) 2011-2015 ❌ À ÉVITER Chaîne + volant bimasse (5 000-7 000 €)
116i, 118i (B38) / 120i, 125i (B48) 2015-2019 ✅ FIABLE Défauts mineurs seulement (200-300 €)
116d, 118d, 120d (B47) 2015-2019 ✅ FIABLE Version corrigée du N47 problématique
M140i (B58 6 cylindres) 2016-2019 ⭐ RÉFÉRENCE 340 ch, fiabilité exceptionnelle, propulsion

Vous envisagez l’achat d’une BMW Série 1 F20 d’occasion ? Attention, tous les modèles ne se valent pas. Cette compacte premium, seule de sa catégorie à proposer une propulsion arrière, cache derrière son allure sportive des pièges redoutables qui peuvent transformer votre rêve automobile en cauchemar financier. Certaines motorisations sont à fuir absolument, tandis que d’autres représentent d’excellentes affaires. Dans cet article complet, je vais vous guider à travers les différentes versions pour vous aider à faire le bon choix et éviter les modèles problématiques qui ont ruiné le budget de nombreux propriétaires.

Pourquoi faut-il éviter les BMW Série 1 F20 de première génération (2011-2015) ?

La réponse est simple : les moteurs problématiques. Les modèles produits entre 2011 et 2015, avant le restylage Phase 2, embarquent des motorisations affectées par des défauts chroniques qui peuvent coûter une fortune à réparer. On parle de factures oscillant entre 1 800 et 7 000 euros, parfois plus que la valeur résiduelle du véhicule lui-même.

Le principal souci concerne la chaîne de distribution. Contrairement aux courroies qui se remplacent à intervalles réguliers, cette pièce métallique est théoriquement prévue pour durer toute la vie du moteur. Sauf qu’ici, les guides en plastique et le tendeur hydraulique montrent des signes d’usure prématurée. Entre 80 000 et 120 000 km, elle s’étire progressivement et produit un cliquetis métallique caractéristique au démarrage à froid.

À l’inverse, les versions Phase 2 à partir de 2015 intègrent les nouveaux moteurs de la famille B qui corrigent ces défauts majeurs. C’est un véritable tournant en matière de fiabilité pour cette gamme.

Vidéo de BMW série 1 : les inconvénients !

Les motorisations essence à fuir absolument

Le moteur N13 sur les 114i, 116i et 118i (2011-2015)

Ce moteur N13 de 1,6 litre turbocompressé équipe les versions d’entrée de gamme développant entre 102 et 170 chevaux selon les bridages électroniques. Issu d’une collaboration entre BMW et PSA, ce bloc est également monté sur les Mini Cooper S de la même époque. Les mécaniciens spécialisés le surnomment parfois « grenade mécanique », et ce n’est pas sans raison.

Le premier défaut majeur concerne donc la chaîne de distribution. Les guides en plastique et le tendeur hydraulique montrent des signes d’usure prématurée. Vous entendrez un cliquetis métallique au démarrage à froid, comme si des billes métalliques s’entrechoquaient sous le capot. Si ce bruit apparaît, le remplacement préventif s’impose rapidement. Le kit complet avec la main d’œuvre coûte entre 1 800 et 2 500 euros. En cas de rupture totale, c’est la casse moteur assurée avec une facture pouvant grimper jusqu’à 8 000 euros.

Le second problème touche la consommation d’huile. Ces blocs peuvent avaler jusqu’à 1 litre tous les 1 000 km, contre une consommation normale de 1 litre pour 10 000 km. Deux causes principales expliquent ce phénomène :

  • La membrane du système PCV (recirculation des vapeurs d’huile) se perce et aspire l’huile dans l’admission
  • Les joints de queue de soupape durcissent avec le temps, laissant l’huile descendre dans les cylindres

Le remplacement de la membrane coûte entre 150 et 400 euros, tandis qu’une fumée bleue à l’échappement au ralenti trahit des joints défaillants nécessitant la dépose de la culasse.

Le moteur N20 sur les 120i et 125i (2011-2015)

Le moteur N20 de 2,0 litres turbo développe 184 chevaux sur la 120i et 218 chevaux sur la 125i. Plus puissant que le N13, il partage malheureusement les mêmes défauts de conception au niveau de la distribution. La chaîne, les guides et le tendeur présentent la même fragilité, avec des symptômes identiques autour de 100 000 km.

Ce bloc ajoute toutefois ses propres problèmes spécifiques. Les durites de liquide de refroidissement reliées au turbocompresseur ont tendance à se fissurer, provoquant des fuites parfois spectaculaires. Le remplacement de ces conduites coûte entre 300 et 600 euros selon l’ampleur des dégâts.

L’injection directe entraîne également un encrassement progressif des soupapes d’admission. Sans le nettoyage naturel assuré par l’essence sur les moteurs à injection indirecte, la calamine s’accumule. À terme, cela génère des ratés moteur et une perte de puissance. Un décalaminage professionnel oscille entre 200 et 400 euros. Le cumul de ces interventions peut rapidement dépasser les 5 000 euros.

Les diesels problématiques : le moteur N47 et ses défauts

Les versions diesel ne sont pas épargnées. Le moteur N47, l’un des plus produits par BMW, traîne une réputation sulfureuse bien méritée. Ce bloc diesel de 2,0 litres équipe les 118d et 120d de première génération.

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Robuste sur le papier, il souffre exactement du même défaut que ses homologues essence : une chaîne de distribution fragile. La différence ? Sur un diesel, l’intervention est encore plus coûteuse car l’accessibilité du moteur complique la main d’œuvre. Le remplacement de la chaîne sur un N47 oscille entre 4 000 et 5 300 euros.

Pour un véhicule qui vaut entre 8 000 et 12 000 euros sur le marché de l’occasion, c’est rédhibitoire. Les premiers symptômes apparaissent généralement entre 150 000 et 180 000 km, mais certains propriétaires rapportent des défaillances dès 120 000 km.

À ces soucis s’ajoutent d’autres faiblesses récurrentes :

  • Les injecteurs s’encrassent ou tombent en panne (400 à 700 euros l’unité)
  • La vanne EGR se colmate (200 à 300 euros pour un nettoyage, 500 à 800 euros pour un remplacement)
  • Le turbocompresseur peut lâcher prématurément (1 500 à 2 000 euros pour une réfection, 2 500 à 3 500 euros pour un remplacement complet)

La 125d et ses problèmes additionnels

La BMW 125d embarque le même N47 avec 218 chevaux, ce qui en fait une version particulièrement performante. Malheureusement, elle cumule tous les défauts du N47 standard auxquels s’ajoute un volant moteur bimasse fragile. Cette pièce, censée amortir les vibrations du diesel, montre des signes de faiblesse autour de 120 000 km. Son remplacement coûte entre 1 200 et 1 800 euros avec la main d’œuvre.

Les modèles fiables à privilégier : la Phase 2 après 2015

Heureusement, toutes les versions ne sont pas à fuir. Le restylage de 2015 a marqué un véritable tournant en matière de fiabilité. En 2015, BMW a procédé à un restylage en profondeur, baptisé Phase 2 ou LCI. Au-delà des modifications esthétiques comme les phares full LED, boucliers redessinés et feux arrière retouchés, le constructeur a surtout remplacé l’intégralité de ses moteurs problématiques par la nouvelle famille B.

Les corrections apportées sont nombreuses :

  • Chaîne renforcée avec guides en matériaux de meilleure qualité
  • Tendeur hydraulique redessiné pour limiter l’étirement prématuré
  • Système de recirculation des vapeurs d’huile amélioré
  • Consommation d’huile revenue à des niveaux normaux (moins de 1 litre pour 10 000 km)

Pour reconnaître visuellement une Phase 2, vérifiez les phares : les modèles restylés reçoivent des optiques full LED avec un design en chicane.

Les moteurs B38 et B48 : la fiabilité retrouvée

Pour les motorisations essence plus accessibles, privilégiez les versions Phase 2 avec les moteurs B38 (3 cylindres 1,5 litres turbo sur 116i et 118i) et B48 (4 cylindres 2,0 litres turbo sur 120i et 125i). Ces blocs ont fait leurs preuves avec une fiabilité nettement supérieure aux N13 et N20.

Les propriétaires ne rapportent que des problèmes mineurs, principalement des fuites légères au niveau du cache-culbuteurs après plusieurs années d’utilisation. C’est sans commune mesure avec les catastrophes des premières générations.

Le moteur B47 : le diesel fiabilisé

Côté diesel, le moteur B47 équipe les 116d, 118d et 120d de Phase 2. Il s’agit d’une évolution complète du N47 avec toutes les corrections nécessaires. La chaîne a été entièrement revue, et les retours terrain sont très positifs. Le moteur B37 3 cylindres se distingue également par sa consommation réduite et sa fiabilité, malgré quelques vibrations caractéristiques.

La BMW M140i : la référence absolue de la gamme

Si votre budget le permet, la BMW M140i représente le choix le plus sûr de toute la gamme. Commercialisée uniquement en Phase 2 (2016-2019), elle embarque le légendaire moteur B58, un 6 cylindres en ligne de 3,0 litres développant 340 chevaux. Les passionnés le surnomment le « 2JZ allemand » en référence au mythique bloc Toyota Supra.

Ce moteur affiche une fiabilité exceptionnelle. Les seuls défauts rapportés concernent de légères fuites d’huile au niveau du cache-culbuteurs après 100 000 km, réparables pour 200 à 300 euros. En échange, vous obtenez des performances impressionnantes : 0 à 100 km/h en 4,6 secondes et une propulsion arrière qui procure un vrai plaisir de conduite.

À titre de comparaison, la M135i de Phase 1 (2012-2015) équipée du moteur N55 reste globalement fiable, mais le B58 de la M140i lui est supérieur en termes de longévité. Le moteur N55 peut souffrir d’encrassement de l’admission dans le cas d’une conduite trop urbaine, mais reste globalement solide.

Comment vérifier une Série 1 F20 avant l’achat

Comment vérifier une Série 1 F20 avant l'achat

Même sur les versions fiables, une inspection rigoureuse s’impose avant tout achat d’occasion. Voici les points essentiels à vérifier pour éviter les mauvaises surprises.

Le test à froid : indispensable

Commencez toujours par un test à froid. Demandez au vendeur de ne pas démarrer le véhicule avant votre arrivée. Au premier démarrage, tendez l’oreille près du capot : tout cliquetis métallique ou bruit de crécelle signale un problème de chaîne. C’est un signal d’alarme absolu sur les moteurs N13, N20 et N47.

L’historique d’entretien complet

Exigez l’historique d’entretien complet. Le carnet de maintenance doit contenir toutes les révisions avec les factures correspondantes. Vérifiez particulièrement les vidanges : BMW préconise un intervalle de 15 000 km, mais les moteurs problématiques gagnent en longévité avec des vidanges tous les 10 000 km. Un propriétaire sérieux aura respecté ce rythme.

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Le diagnostic électronique OBD

Un diagnostic électronique OBD permet de lire les codes défauts mémorisés dans le calculateur moteur. Plusieurs applications mobiles comme OBD Fusion ou Torque et boîtiers Bluetooth abordables (30 à 50 euros) donnent accès à ces informations. Recherchez spécifiquement les codes liés au calage de distribution, à la consommation d’huile excessive ou aux dysfonctionnements du turbo.

L’inspection visuelle détaillée

L’inspection visuelle doit couvrir plusieurs points essentiels :

  • Vérifiez le niveau d’huile actuel et son état (couleur, présence de particules métalliques)
  • Cherchez des fuites d’huile sous le moteur, particulièrement au niveau du cache-culbuteurs
  • Observez les fumées d’échappement : une fumée bleue au ralenti indique une combustion d’huile
  • Inspectez l’état général du compartement moteur (propreté, traces d’huile sur les durites)

L’essai routier complet

Pendant l’essai routier, testez le moteur dans différentes conditions. Accélérations franches, reprises, montées en régime : tout comportement anormal comme une perte de puissance, des hésitations ou des bruits métalliques doit vous alerter. Sur les diesels, une fumée noire excessive à l’accélération trahit des injecteurs défaillants ou une vanne EGR encrassée.

Les questions à poser au vendeur

Posez également ces questions au vendeur :

  • Quelle est la fréquence d’appoint en huile (un ajout mensuel signale un problème)
  • Des travaux importants ont-ils été réalisés (chaîne remplacée, turbo refait, injecteurs changés)
  • Quelle est la raison de la vente (méfiez-vous des explications évasives)
  • Le véhicule a-t-il connu des pannes récurrentes

Les signaux d’alarme qui doivent vous faire fuir

Certains signaux doivent vous pousser à refuser l’achat immédiatement. Un cliquetis métallique au démarrage sur un moteur Phase 1 annonce une facture de plusieurs milliers d’euros à court terme. Un historique d’entretien incomplet ou absent ne permet pas d’évaluer l’état réel du véhicule.

Une consommation d’huile anormale confirmée par le vendeur indique des joints de soupape usés ou un système PCV défaillant. Enfin, un kilométrage supérieur à 100 000 km sur une Phase 1 multiplie les risques de pannes imminentes.

Même si une Phase 1 en excellent état peut sembler une bonne affaire à 2 000 euros de moins, privilégiez systématiquement une Phase 2. L’investissement initial légèrement supérieur vous évitera potentiellement 4 000 à 5 000 euros de réparations dans les deux années suivant l’achat.

Tableau récapitulatif des modèles à éviter et à privilégier

Modèle / MoteurAnnéesVerdictProblème / Coût
114i, 116i, 118i (N13)2011-2015À éviterChaîne + huile / 1 800-2 500 €
120i, 125i (N20)2011-2015À éviterChaîne + fuites / 2 000-5 300 €
118d, 120d (N47)2011-2015À éviterChaîne / 4 000-5 300 €
125d (N47)2011-2015À éviterChaîne + bimasse / 5 000-7 000 €
116i, 118i (B38), 120i, 125i (B48)2015-2019FiableDéfauts mineurs / 200-300 €
116d, 118d, 120d (B47)2015-2019FiableVersion corrigée du N47
M140i (B58)2016-2019Très fiableRéférence absolue

Les conseils pour un entretien préventif optimal

Même sur les modèles recommandés, respectez quelques règles simples pour préserver la longévité de votre BMW Série 1 F20. Une vidange tous les 10 000 km sur les moteurs essence et 15 000 km sur les diesels est recommandée, même si BMW préconise des intervalles plus longs.

Utilisez impérativement l’huile préconisée par BMW et respectez la viscosité recommandée. Évitez les trajets trop courts répétés sur les moteurs à injection directe qui favorisent l’encrassement de l’admission. Respectez également les temps de chauffe et de refroidissement sur les versions turbo, particulièrement sur les modèles sportifs M135i et M140i.

Les alternatives intelligentes pour les budgets serrés

Si votre budget est serré, mieux vaut patienter et économiser pour une F20 Phase 2 plutôt que de craquer sur un modèle problématique à prix attractif. Les économies initiales se transformeront rapidement en gouffre financier.

Considérez également que les versions 114i, 116i et 118i Phase 2 utilisent des variantes bridées du même moteur. Avec une simple reprogrammation moteur, vous pouvez facilement atteindre plus de 200 chevaux, offrant un excellent rapport performance-prix. C’est une option intéressante pour les amateurs de performance à moindre coût.

Les points de vigilance sur les versions sportives

Pour les M135i et M140i, ces modèles sont plus sujets à la maltraitance de leurs anciens propriétaires qu’à des problèmes de fiabilité intrinsèques. Lors de votre inspection, vérifiez particulièrement l’usure des pneus : traces de chauffe, pneus avant usés sur les côtés (synonymes de virages pris rapidement), pneus arrière fortement usés (dérapages).

Inspectez également les disques de frein : une coloration bleue indique des freinages violents répétés. Écoutez attentivement le discours du vendeur concernant le respect des temps de chauffe et de refroidissement du turbo. Un propriétaire consciencieux aura pris soin de laisser tourner le moteur quelques minutes avant de l’arrêter après un usage sportif.

La BMW Série 1 F20 peut être un excellent choix d’occasion, à condition de bien choisir son modèle. En évitant les motorisations problématiques de première génération et en privilégiant les versions post-2015 avec les moteurs de la famille B, vous pourrez profiter pleinement de cette compacte premium unique. L’investissement dans un modèle fiable vous garantira des années de conduite sereine, loin des ateliers et des factures salées qui ont fait la réputation douteuse des premiers modèles. La clé du succès réside dans une inspection minutieuse, la vérification de l’historique d’entretien et le choix d’une Phase 2 pour dormir sur vos deux oreilles.

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Marc Delestr

Passionné d'automobile depuis toujours, des mécaniques classiques aux technologies modernes, je mets mon expérience au service de vos projets sur quatre roues !

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